Mieux comprendre l'ostéoporose

L'ostéoporose


Touchant majoritairement les femmes, cette pathologie silencieuse, liée à une perte de densité osseuse et souvent révélée tardivement, augmente le risque de fractures


Comment la diagnostiquer ?

L'ostéoporose est souvent diagnostiquée lors de la survenue d'une fracture dite de fragilité, sans traumatisme important, ou lors de la constatation d'une diminution de taille de plus de 3 à 4 cm.

Les fractures de fragilité touchent le plus souvent :
    • l'extrémité supérieure du fémur (fracture du col du fémur, le plus souvent),
    • les os de l'avant bras et le poignet,
    • les vertèbres responsables de tassement vertébral et de perte de taille en hauteur,
    • l'épaule,
    • le bassin,
    • les côtes...

En dehors de ces événements, il n'est pas aisé de savoir si l'on est concerné. Effet, si cette pathologie provoque une diminution de la masse osseuse et la détérioration de la structure interne de l'os, la rendant à risque plus important de fracture, sa caractéristique est d'être silencieuse et de ne pas provoquer de douleurs particulières.

En fonction de certains facteurs de risques (sexe, âge, traitements médicamenteux, carences, pathologies endocriniennes…), des examens peuvent être prescrits par un médecin, comme l'ostéodensitométrie : la mesure de la Densité Minérale Osseuse ou DMO. L'ostéodensitométrie n'est utile que chez les personnes présentant des facteurs de risques médicaux d'ostéoporose. En l'absence de fracture de fatigue et quels que soient l'âge et le sexe de la personne, d'autres examens peuvent être menés :
    • en cas de pathologie ou de traitement susceptible d'entraîner une ostéoporose (hyperthyroïdie, une hyperparathyroïdie, corticothérapie)
    • en cas d'antécédent de fracture sans choc violent.


Pour un premier examen chez la femme ménopausée avec des facteurs de risque :
    • des antécédents de fracture du col du fémur sans traumatisme chez un parent du premier degré
    • un indice de masse corporelle inférieur à 19
    • une ménopause précoce
    • un antécédent de corticothérapie.


LES DIFFÉRENTS STADES DE L'OSTÉOPOROSE

stades de l'ostéoporose


Quelle prévention ?

L'alimentation peut jouer un rôle important dans la prévention de l'ostéoporose, mais pas seulement. Le calcium est un constituant important de la masse osseuse. Pour des apports suffisants, 3 produits laitiers sont recommandés par jour. Les eaux minérales riches en calcium sont également une source d'apport intéressant, surtout pour les personnes souffrant d'une intolérance au lactose.

En plus du manque de calcium, une autre carence est bien plus fréquente et empêche une bonne calcémie : il s'agit de la vitamine D. Très fréquente chez l'adulte, et encore plus chez les personnes fragiles ou âgées, la carence en vitamine D peut se révéler un facteur aggravant, cette dernière aidant à fixer le calcium dans les os. Consommer des aliments riches en vitamine D, ou se supplémenter en vitamine D (sous sa forme D3), pratiquer une activité physique régulière, s'exposer au soleil (raisonnablement), supprimer l'alcool et le tabac s'avèrent être le meilleur moyen de se protéger d'une ostéoporose.

Évolution de l'ostéoporose

Malheureusement, la masse osseuse perdue chez l'adulte ne peut pas être reconstituée. Cependant, les traitements de l'ostéoporose, lorsqu'ils sont nécessaires, permettent de prévenir la survenue de fractures osseuses, ces dernières pouvant remettre en cause l'autonomie. Seule la moitié des patients de plus de 60 ans retrouvent, par exemple, une mobilité normale de la hanche après une fracture du col du fémur.

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